Gauthier Keyaerts

Gauthier Keyaerts aborde la musique de manière physique, organique. Son univers basé sur un principe de « sculpture sonore » en temps réel et de spatialisation, repose sur l’écoute et l’instinct. Une approche qui peut se matérialiser sous forme de concerts, de performances, d’installations (L’œil sampler, Akousmata…), de système interacif (Fragments#43-44), de créations radiophoniques (Composez-vous Bruxelles…), sur disques (publiés, entre autres, chez Sub Rosa, label pour lequel il travaille) ou encore in situ, dans un espace architectural défini (La saline royale)… Sans oublier sa passion pour l’image et la littérature, qui transparaissent dans diverses collaborations avec des poètes tels que Jean-Marc Desgent, Vincent Tholomé, Dominique Massaut, David Giannoni, Bruno Geneste, Anne Waldman, Serge Pey, Démosthène Agrafiotis, ou sous forme de spectacles (Boo forever…). Ses travaux ont été présentés en Belgique, en France, en Allemagne, en Espagne, au Maroc, à Taïwan, au Québec…

 

Site personnel

 

De MON ÉPOPÉE, il dit :

Projet exutoire, MON ÉPOPÉE me permet d’explorer une forme d’expression musicale de l’instant, de vivre le temps réel, de transformer les textes et la parole de Vincent, l’espace de concert, la présence du public, l’âme du lieu où nous jouons, mon état émotionnel, etc., en une sorte de partition « existentielle », sensible, où tout devient hyper et/ou surréaliste. C’est l’expression d’un espace purement subjectif, d’un paysage intérieur dans toute sa richesse intuitive et inexprimable par un quelconque langage ou code social. Ce n’est ni un au-dessus, ni un au-delà, ni un en-deça. Ce n’est pas un point de vue géographique connu. Comme il est dit au tout début de MON ÉPOPÉE : « Ceci est ce qui se passe dans mon ventre (…) ceci a lieu quelque part (…) dans mes steppes intérieures. »

Pour arriver à ce résultat particulier, je combine l’utilisation de boucles (sons environnementaux, phrases musicales, fréquences…), jouant à la fois sur la répétition, lancinante et hypnotique, et la rupture, sur la création spontanée et la conscience de l’entropie sonore. C’est une approche fréquentielle, organique et physique du son. On trouve cette façon de travailler chez des compositeurs tels que Philip Jeck, William Basinski, Christian Marclay, Éliane Radigue, le groupe anglais Coil…, pour qui tout se crée et se meurt à l’instant, tout est connu mais prend, dans l’instant, dans la composition dans l’instant, une coloration étrange.